Derniers articles sur Think Tank Watcher
samedi 8 novembre 2008
Le club 3.0 lance les matinales 3.0 le 14 novembre avec Fabrice Ramelli
Pour ce premier rendez-vous, le club 3.0 accueille Fabrice Ramelli, directeur executif - Lehman Brothers France (aujourd'hui Nomura, suite au rachat). L'actualité du club est à suivre sur le blog 3.0.On y trouve toutes les infos pratiques et les personnalités qui nous font le plaisir, chaque mois, de venir à notre rencontre, pour débattre, échanger et passer un bon moment ensemble.
samedi 18 octobre 2008
L'Europe, le 18 octobre 1961

L'Europe se dote d'une Charte sociale européenne ayant pour objectif de garantir les droits sociaux et économiques de l’homme. Elle a été révisée en 1996. Elle engage les gouvernements signataires à reconnaître le travail comme un droit, à rendre les conditions de travail équitables, à édicter des règles de sécurité et d'hygiène, à reconnaître le droit syndical, le droit à la sécurité sociale etc. etc.
La Charte sociale européenne a été le premier document international à reconnaître certains droits sociaux. Au total 43 états ont signé la charte, dans sa version d'origine ou révisée. En revanche, 12 états ne l'ont pas ratifié, c'est le cas par exemple de la Croatie, futur membre de l'Europe des 28.
Pour s'assurer que les états signataires sont bien conformes au texte, il existe un comité d'experts indépendants, le Comité Européens des Droits sociaux. Leur mission est de nature juridique : vérifier l'intégration des obligations dans le champ législatif des états.
Néanmoins, la charte n'a pas été prise en compte dans l'ordre juridique communautaire. On lui a préféré la Charte des droits fondamentaux qui reprend la totalité de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Ainsi, de nombreuses dispositions n'ont pas été reprises, comme par exemple le droit au logement ou la pauvreté et l'exclusion sociale. Même une adhésion de l'Union Européenne n'obligeraient pas les états membres à la mettre en oeuvre en dehors du droit communautaire.
Le film de Coluche, une histoire un peu triste...

Le film de Coluche est riche d'enseignements. On voit à quel point la démocratie est un perpétuel "idéal" de société qui ne sera jamais atteint... On voit comment un trublion peut devenir un problème pour les parti(e)s en présence, un problème que l'on doit régler à n'importe quel prix. Menaces de mort... Et le hasard (?) s'acharne... Pour faire pression, son régisseur René Gorlin est assassiné, 2 balles dans le corps.
A qui profite le crime ? Le film ne donne aucune réponse. Le coup peut venir des deux côtés. Qui a le plus intérêt à voir disparaître Coluche du champ politique ? Les basses manoeuvres se succèdent, à faire frémir.
Jacques Attali, alors jeune conseiller affable du futur Président de la République, lui demande solennellement de se retirer. Mitterrand ne peut pas se permettre de laisser Coluche au premier tour, d'autant plus que ses chances de gagner n'ont jamais été aussi grandes. Coluche accepte, de son libre arbitre ? Ou contraint et forcé ? Aujourd'hui, on ne sait pas si cette petite phrase a un goût de vérité ou de cynisme : « J'appréciais beaucoup Coluche et je savais qu'il était pour moi, en fait. » dixit Valéry Giscard d'Estaing.
Coluche perd beaucoup de choses dans cette histoire, des amis, sa femme et un peu son âme. Au fond si le destin s'en mêle, il serait prêt à aller jusqu'au bout... Alors qu'il atteint 16 points, tout le monde le lâche. Les médias (indépendants ?) n'en font plus l'écho. On le soupçonne même d'être un sbire du KGB, Coluche esquive le tir avec humour. Mais il n'a pas le droit d'exister, politiquement. Coluche apprend à ses dépends la mauvaise politique. L'expérience le fait revenir à l'essentiel après une petite descente en enfer. Au-delà des mots, il décidera quelques années plus tard de mettre en oeuvre un grand projet humanitaire. Faire de la politique, c'est vouloir organiser et améliorer la vie de ses concitoyens. Il se réalisera en créant les Restos du coeur, pendant que d'autres, saisis par les jeux de pouvoir, ne feront jamais rien.
vendredi 10 octobre 2008
Nouveau livre de Thierry Lentz

Tout le monde ment... un cadre expérimenté, bon époux, bon père, rattrapé par le hasard foudroyant de l'amour. Il rencontre Lisa de 18 années sa cadette pour vivre une "inexorable descente en enfer".
Thierry Lentz est historien, auteur de nombreux ouvrages qui font référence sur le Consulat et l'Empire. Il est directeur de la Fondation Napoléon.
mardi 23 septembre 2008
La RAND réclame un changement de stratégie dans la lutte contre le terrorisme
Nouvel article sur Think Tank Watcher (TTW), à l'heure où la présence de la France en Afghanistan fait débat dans l'opinion public.
Dans un nouveau rapport, la RAND, think tank conservateur américain, invite le gouvernement américain à changer de stratégie dans sa lutte contre le terrorisme.
Extrait de Think Tank Watcher :
Il faut donc sortir d’une logique de « guerre contre le terrorisme » pour mettre en œuvre, plus humblement, des dispositifs « anti-terroristes. » Le terme de « guerre » est à bannir des discours et des réflexions à ce sujet car il laisse supposer l’existence d’une solution sur le champ de bataille et conforte les terroristes dans l’idée qu’ils mènent une « guerre Sainte » contre les Etats-Unis. Le changement de stratégie et de vocabulaire que doit opérer l’administration américaine vise à traiter les terroristes pour ce qu’ils sont, non pas des guerriers mais des criminels.
A lire ici
Dans un nouveau rapport, la RAND, think tank conservateur américain, invite le gouvernement américain à changer de stratégie dans sa lutte contre le terrorisme.
Extrait de Think Tank Watcher :
Il faut donc sortir d’une logique de « guerre contre le terrorisme » pour mettre en œuvre, plus humblement, des dispositifs « anti-terroristes. » Le terme de « guerre » est à bannir des discours et des réflexions à ce sujet car il laisse supposer l’existence d’une solution sur le champ de bataille et conforte les terroristes dans l’idée qu’ils mènent une « guerre Sainte » contre les Etats-Unis. Le changement de stratégie et de vocabulaire que doit opérer l’administration américaine vise à traiter les terroristes pour ce qu’ils sont, non pas des guerriers mais des criminels.
A lire ici
mercredi 17 septembre 2008
Photo d'un autre temps

Je parcours un hors série du Figaro sur les présidents de la République, et je tombe sur cette photo. On peut imaginer tout le désarroi de Michel Rocard à sa publication... Et le sourire amusé de François Mitterrand que l'on entrevoit. La légende sous la photo rappelle que Michel Rocard s'était trompé de chaussures et de cravate.
lundi 15 septembre 2008
15 septembre, le lundi noir
Annonce de la faillite de Lehman Brothers qui se place sous la protection du chapitre 11 du droit fédéral américain.
Au même moment, la "Bank of America" rachète Merrill Lynch, la troisième banque d'affaires de wall street, pour 50 milliards.
A la mi-journée la CAC 40 perd 5,34%. La crise est bien réelle, la question est d'évaluer son état. Est-on au commencement ou à la fin de la crise ? Quelles conséquences ?
Dans le secteur immobilier, les banques sont de plus en plus frileuses. Elles demandent à présent des garanties, parfois étonnantes, voire absurdes. Il y a encore quelques mois, elles ouvraient les vannes du crédit avec démesure.
Pour Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie, la crise devrait être moins grave que celle de 1929. Il nous rassure par cette comparaison... Obama parle de menace majeure pour les USA.
Pendant ce temps, les prix des matières premières chutent. On gagne d'un côté ce que l'on perd de l'autre. Le coût du crédit est plus cher, mais le coût du baril dégringole car la consommation sera en berne, les marchés l'anticipent.
Il serait intéressant de comprendre pourquoi Lehman Brothers ne peut ou ne doit pas être sauvé. Tandis que 10 grandes banques internationales annoncent la mise en place d'un fond de 70 milliards de dollars pour se prémunir des manques de liquidité.
Sur le site de Lehman Brothers, rubrique carrière, on peut lire : "Make an impact. Engage your passion. Realize your potential. Around the world, the Lehman Brothers team is growing."
"NEW YORK, September 15, 2008 – Lehman Brothers Holdings Inc. (“LBHI”) announced today that it intends to file a petition under Chapter 11 of the U.S. Bankruptcy Code with the United States Bankruptcy Court for the Southern District of New York. None of the broker-dealer subsidiaries or other subsidiaries of LBHI will be included in the Chapter 11 filing and all of the broker-dealers will continue to operate. Customers of Lehman Brothers, including customers of its wholly owned subsidiary, Neuberger Berman Holdings, LLC, may continue to trade or take other actions with respect to their accounts."
Au même moment, la "Bank of America" rachète Merrill Lynch, la troisième banque d'affaires de wall street, pour 50 milliards.
A la mi-journée la CAC 40 perd 5,34%. La crise est bien réelle, la question est d'évaluer son état. Est-on au commencement ou à la fin de la crise ? Quelles conséquences ?
Dans le secteur immobilier, les banques sont de plus en plus frileuses. Elles demandent à présent des garanties, parfois étonnantes, voire absurdes. Il y a encore quelques mois, elles ouvraient les vannes du crédit avec démesure.
Pour Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie, la crise devrait être moins grave que celle de 1929. Il nous rassure par cette comparaison... Obama parle de menace majeure pour les USA.
Pendant ce temps, les prix des matières premières chutent. On gagne d'un côté ce que l'on perd de l'autre. Le coût du crédit est plus cher, mais le coût du baril dégringole car la consommation sera en berne, les marchés l'anticipent.
Il serait intéressant de comprendre pourquoi Lehman Brothers ne peut ou ne doit pas être sauvé. Tandis que 10 grandes banques internationales annoncent la mise en place d'un fond de 70 milliards de dollars pour se prémunir des manques de liquidité.
Sur le site de Lehman Brothers, rubrique carrière, on peut lire : "Make an impact. Engage your passion. Realize your potential. Around the world, the Lehman Brothers team is growing."
"NEW YORK, September 15, 2008 – Lehman Brothers Holdings Inc. (“LBHI”) announced today that it intends to file a petition under Chapter 11 of the U.S. Bankruptcy Code with the United States Bankruptcy Court for the Southern District of New York. None of the broker-dealer subsidiaries or other subsidiaries of LBHI will be included in the Chapter 11 filing and all of the broker-dealers will continue to operate. Customers of Lehman Brothers, including customers of its wholly owned subsidiary, Neuberger Berman Holdings, LLC, may continue to trade or take other actions with respect to their accounts."
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