Derniers articles sur Think Tank Watcher

mardi 2 décembre 2008

dimanche 30 novembre 2008

L’indonésie s’apprète à marquer les malades du Sida avec des puces RFID

A lire sur ReadWriteWeb et Reuters "If a patient with HIV/AIDS was found to have infected a healthy person, there would be a penalty, he said without elaborating."

jeudi 13 novembre 2008

L'affaire Critalec, bof bof ?

Depuis quelques semaines, une grosse promo est lancée sur un blog a priori syndical appelé victimeotravail. A tel point que l'on retrouve même le lien aujourd'hui sur le compte rendu du club 3.0 "L'open space m'a tuer"... On est pas très loin, sauf que là, il ne s'agit pas d'une révolution tranquille de cadres privilégiés ;-).

Sur le blog, des vidéos volées sont publiées où l'on voit une caricature d'un patron, un certain Monsieur Jean-François Daigneron dont la fiche Viadeo est tellement bien renseignée que ça en devient suspect. On apprend que Monsieur Daigneron a été plusieurs fois Directeur Général de sites industriels, qu'il a bien entendu des diplômes remarquables (ce qui nous fait dire que c'est bien un buzz franco-français, les diplômes ça compte) et fait parti de plusieurs clubs inconnus comme Cigare et passion ou Club Business 75. Jean-François Daigneron est un patron moderne, qui tranche un peu avec son comportement vis-à-vis de ses employés et syndicats, puisqu'il a son profil Facebook et a sa fiche (supprimée ?) sur Copain d'avant etc.

La société Critalec a bien entendu son site Internet dans des codes institutionnels assez classiques de la société industrielle, tout en flash... Elle est immatriculée au Luxembourg, ce qui ne permet pas, aisément, de vérifier son existence.

Le blog affiche un certain nombre d'informations utiles, utiles en tous les cas pour une agence de buzz qui doit justifier l'investissement de l'opération :
  • Création : 18/09/2008 à 15:06
  • Mise à jour : 06/11/2008 à 18:55
  • 20 495 visites
  • 19 960 visites ce mois
  • 16 articles
  • 100 commentaires
  • 14 amis
Pas mal, mais pas extraordinaire.

Déjà, l'opération est répertoriée par Hoaxbuster (dès le 6 novembre). Les forums reprennent l'histoire. Dès le 7 novembre, un commentaire indique "26 résultats dans Yahoo et 23 dans Google). Enfin, on n'en est qu'au début..."

L'article de Rue 89, mis à jour le 10 novembre précise "que le pot aux roses a été découvert ce matin", il s'agissait d'une campagne électorale de F0, en vue des prudhommales du 3 décembre.

Personnellement, je trouve l'opération de mauvais goût et c'est peut-être pour cette raison qu'elle n'a pas été "très" relayée par la blogosphère. Tout simplement parce que le thème est trop grave et les vidéos ni drôles, ni crédibles. En tous les cas la pub continue par les links de Google, mais la notoriété n'est pas... la réputation. A vous de juger.

samedi 8 novembre 2008

Le club 3.0 lance les matinales 3.0 le 14 novembre avec Fabrice Ramelli

Pour ce premier rendez-vous, le club 3.0 accueille Fabrice Ramelli, directeur executif - Lehman Brothers France (aujourd'hui Nomura, suite au rachat). L'actualité du club est à suivre sur le blog 3.0.On y trouve toutes les infos pratiques et les personnalités qui nous font le plaisir, chaque mois, de venir à notre rencontre, pour débattre, échanger et passer un bon moment ensemble.

samedi 18 octobre 2008

L'Europe, le 18 octobre 1961


L'Europe se dote d'une Charte sociale européenne ayant pour objectif de garantir les droits sociaux et économiques de l’homme. Elle a été révisée en 1996. Elle engage les gouvernements signataires à reconnaître le travail comme un droit, à rendre les conditions de travail équitables, à édicter des règles de sécurité et d'hygiène, à reconnaître le droit syndical, le droit à la sécurité sociale etc. etc.

La Charte sociale européenne a été le premier document international à reconnaître certains droits sociaux. Au total 43 états ont signé la charte, dans sa version d'origine ou révisée. En revanche, 12 états ne l'ont pas ratifié, c'est le cas par exemple de la Croatie, futur membre de l'Europe des 28.

Pour s'assurer que les états signataires sont bien conformes au texte, il existe un comité d'experts indépendants, le Comité Européens des Droits sociaux. Leur mission est de nature juridique : vérifier l'intégration des obligations dans le champ législatif des états.

Néanmoins, la charte n'a pas été prise en compte dans l'ordre juridique communautaire. On lui a préféré la Charte des droits fondamentaux qui reprend la totalité de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Ainsi, de nombreuses dispositions n'ont pas été reprises, comme par exemple le droit au logement ou la pauvreté et l'exclusion sociale. Même une adhésion de l'Union Européenne n'obligeraient pas les états membres à la mettre en oeuvre en dehors du droit communautaire.

Le film de Coluche, une histoire un peu triste...


Le film de Coluche est riche d'enseignements. On voit à quel point la démocratie est un perpétuel "idéal" de société qui ne sera jamais atteint... On voit comment un trublion peut devenir un problème pour les parti(e)s en présence, un problème que l'on doit régler à n'importe quel prix. Menaces de mort... Et le hasard (?) s'acharne... Pour faire pression, son régisseur René Gorlin est assassiné, 2 balles dans le corps.
A qui profite le crime ? Le film ne donne aucune réponse. Le coup peut venir des deux côtés. Qui a le plus intérêt à voir disparaître Coluche du champ politique ? Les basses manoeuvres se succèdent, à faire frémir.
Jacques Attali, alors jeune conseiller affable du futur Président de la République, lui demande solennellement de se retirer. Mitterrand ne peut pas se permettre de laisser Coluche au premier tour, d'autant plus que ses chances de gagner n'ont jamais été aussi grandes. Coluche accepte, de son libre arbitre ? Ou contraint et forcé ? Aujourd'hui, on ne sait pas si cette petite phrase a un goût de vérité ou de cynisme : « J'appréciais beaucoup Coluche et je savais qu'il était pour moi, en fait. » dixit Valéry Giscard d'Estaing.
Coluche perd beaucoup de choses dans cette histoire, des amis, sa femme et un peu son âme. Au fond si le destin s'en mêle, il serait prêt à aller jusqu'au bout... Alors qu'il atteint 16 points, tout le monde le lâche. Les médias (indépendants ?) n'en font plus l'écho. On le soupçonne même d'être un sbire du KGB, Coluche esquive le tir avec humour. Mais il n'a pas le droit d'exister, politiquement. Coluche apprend à ses dépends la mauvaise politique. L'expérience le fait revenir à l'essentiel après une petite descente en enfer. Au-delà des mots, il décidera quelques années plus tard de mettre en oeuvre un grand projet humanitaire. Faire de la politique, c'est vouloir organiser et améliorer la vie de ses concitoyens. Il se réalisera en créant les Restos du coeur, pendant que d'autres, saisis par les jeux de pouvoir, ne feront jamais rien.

vendredi 10 octobre 2008

Nouveau livre de Thierry Lentz



Tout le monde ment... un cadre expérimenté, bon époux, bon père, rattrapé par le hasard foudroyant de l'amour. Il rencontre Lisa de 18 années sa cadette pour vivre une "inexorable descente en enfer".

Thierry Lentz est historien, auteur de nombreux ouvrages qui font référence sur le Consulat et l'Empire. Il est directeur de la Fondation Napoléon.

mardi 23 septembre 2008

La RAND réclame un changement de stratégie dans la lutte contre le terrorisme

Nouvel article sur Think Tank Watcher (TTW), à l'heure où la présence de la France en Afghanistan fait débat dans l'opinion public.

Dans un nouveau rapport, la RAND, think tank conservateur américain, invite le gouvernement américain à changer de stratégie dans sa lutte contre le terrorisme.

Extrait de Think Tank Watcher :
Il faut donc sortir d’une logique de « guerre contre le terrorisme » pour mettre en œuvre, plus humblement, des dispositifs « anti-terroristes. » Le terme de « guerre » est à bannir des discours et des réflexions à ce sujet car il laisse supposer l’existence d’une solution sur le champ de bataille et conforte les terroristes dans l’idée qu’ils mènent une « guerre Sainte » contre les Etats-Unis. Le changement de stratégie et de vocabulaire que doit opérer l’administration américaine vise à traiter les terroristes pour ce qu’ils sont, non pas des guerriers mais des criminels.
A lire ici

mercredi 17 septembre 2008

Photo d'un autre temps


Je parcours un hors série du Figaro sur les présidents de la République, et je tombe sur cette photo. On peut imaginer tout le désarroi de Michel Rocard à sa publication... Et le sourire amusé de François Mitterrand que l'on entrevoit. La légende sous la photo rappelle que Michel Rocard s'était trompé de chaussures et de cravate.

lundi 15 septembre 2008

15 septembre, le lundi noir

Annonce de la faillite de Lehman Brothers qui se place sous la protection du chapitre 11 du droit fédéral américain.

Au même moment, la "Bank of America" rachète Merrill Lynch, la troisième banque d'affaires de wall street, pour 50 milliards.

A la mi-journée la CAC 40 perd 5,34%. La crise est bien réelle, la question est d'évaluer son état. Est-on au commencement ou à la fin de la crise ? Quelles conséquences ?

Dans le secteur immobilier, les banques sont de plus en plus frileuses. Elles demandent à présent des garanties, parfois étonnantes, voire absurdes. Il y a encore quelques mois, elles ouvraient les vannes du crédit avec démesure.

Pour Joseph Stiglitz, prix nobel d'économie, la crise devrait être moins grave que celle de 1929. Il nous rassure par cette comparaison... Obama parle de menace majeure pour les USA.

Pendant ce temps, les prix des matières premières chutent. On gagne d'un côté ce que l'on perd de l'autre. Le coût du crédit est plus cher, mais le coût du baril dégringole car la consommation sera en berne, les marchés l'anticipent.

Il serait intéressant de comprendre pourquoi Lehman Brothers ne peut ou ne doit pas être sauvé. Tandis que 10 grandes banques internationales annoncent la mise en place d'un fond de 70 milliards de dollars pour se prémunir des manques de liquidité.

Sur le site de Lehman Brothers, rubrique carrière, on peut lire : "Make an impact. Engage your passion. Realize your potential. Around the world, the Lehman Brothers team is growing."


"NEW YORK, September 15, 2008 – Lehman Brothers Holdings Inc. (“LBHI”) announced today that it intends to file a petition under Chapter 11 of the U.S. Bankruptcy Code with the United States Bankruptcy Court for the Southern District of New York. None of the broker-dealer subsidiaries or other subsidiaries of LBHI will be included in the Chapter 11 filing and all of the broker-dealers will continue to operate. Customers of Lehman Brothers, including customers of its wholly owned subsidiary, Neuberger Berman Holdings, LLC, may continue to trade or take other actions with respect to their accounts."

jeudi 14 août 2008

Qui a dit ?

"La Russie a envahi un pays souverain voisin et menace un gouvernement démocratiquement élu par son peuple, une telle action est inacceptable au 21e siècle"
C'est signé Georges Bush (junior), le Président des Etats-Unis. On croit rêver, d'autant plus que les américains ne sont pas étrangers à ce conflit.

La Russie n'a pas bien préparé l'opinion mondiale... La Géorgie aurait pu, par exemple, détenir des armes de destruction massive et protéger ou financer le terrorisme international dont plusieurs branches d'Al-Qaïda.

On croit rêver et en attendant, ce sont bien entendu les peuples qui souffrent, victimes d'enjeux géopolitiques, économiques qui les dépassent, victimes de la main invisible des puissances nationales.

vendredi 1 août 2008

La RAND conteste la stratégie adoptée contre Al-Qaeda

Le Think Tank conservateur (et proche des républicains actuels) remet en question la stratégie américaine dans sa lutte contre le terrorisme dans un rapport intitulé "HOW TERRORIST GROUPS END, Lessons for Countering al Qa’ida"
Les auteurs du rapports sont Seth G. Jones, Martin C. Libicki. Ils ont examiné au total 648 groupes terroristes entre 1968 et 2006. En synthèse, voir l'article de l'express ou le résumé du rapport lui-même.

mardi 29 juillet 2008

Au fil des lectures... "la guerre mondiale médiatique"

La guerre mondiale médiatique de Laurent Gervereau, président de l'Institut des images et spécialiste de l'analyse de tous les types de représentations de "l'histoire du visuel"

Quelques extraits :

"Les discours de la relativité n'ont pas de place ici-bas, parce qu'ils rejettent la simplification. Nous allons d'un extrême à l'autre. L'amplification médiatique ne court jamais deux lièvres à la fois, mais agit avec beaucoup de versatilité"

"Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, signe une directive en octobre 2003 pour recommander "d'employer les médias, l'opinion publique et Internet comme armes de guerre""

"Chacun porte un masque au temps de la communication. Les popstars font du caritatif. Les vedettes de la télé racontent leur enfance malheureuse. Les hommes politiques publient des biographies de personnages célèbres du passé pour faire croire qu'ils leur ressemblent. Les jeux vidéos, qui transposaient des combats idéologiques, deviennent des films et du merchandising. Tout le monde glisse d'un genre à l'autre"

"Internet a introduit l'illusion de la transparence, comme si le vecteur était neutre."

"Le pluralisme reste de toute façon un combat incessant."

"La relativité n'est pas le relativisme. La relativité n'est nullement la philosophie du "tout se vaut, tout est équivalent", créant le confusionnisme."

Une partie du livre est consacrée à la place de l'Europe (et à une analyse de ses représentations) dans les grands journaux télévisés européens. Un baromètre européen, créé par l'auteur, permet de faire plusieurs constats dont (1) la faible présence de l'Europe dans les médias européens et (2) une mise en avant quasi-systématique de ses aspects bureaucratiques et administratifs. L'Europe culturelle, par exemple, n'existe pas. L'Europe "solution", dans ce qu'elle apporte de concret et de positif aux citoyens européens n'est jamais représentée. Pour illustrer le déficit, en janvier 2005, les journaux télévisés ne consacrent que 1 à 5% de leur temps à l'actualité européenne.

L'Europe doit construire ses images, ses représentations, son imaginaire. Le "non" français, comme le "non" irlandais sont un peu le résultat de cette bataille médiatique perdue par les européens.

Pour en savoir plus sur Laurent Gervereau : son site

lundi 28 juillet 2008

Les failles de la cybermuraille


Un article sur "Le monde du blog" de Gilles Klein
A noter le logiciel anti-censure psiphon développé par le Citizenlab de l'Université de Toronto.

Psiphon permet de contourner la censure exercée sur la toile. Il a reçu le prix Netxplorateur à Paris en 2008 dans la catégorie "Santé, Solidarité & Citoyenneté".

A lire le bilan de Reporters sans frontières de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays.

dimanche 27 juillet 2008

Quelles sont les racines de l'Europe culturelle ?

Athènes
L'individu est un être autonome, un être libre et raisonnable. Il devient en un sens la mesure de toute chose, le fondement de la dignité humaine.

Rome
Cette dignité s'incarne dans la citoyenneté. L'individu est un citoyen, un homme libéré de l'arbitraire et de la violence par la loi. Cette loi est universelle.

Tradition judéo-chrétienne
Les hommes reconnaissent un être transcendant et unique et fondent par cette reconnaissance leur fraternité.

Et encore ... ?

"L'Europe culturelle" n'existe pas dans wikipedia.

vendredi 25 juillet 2008

Rousseau


"Défiez-vous des cosmopolites qui vont chercher au loin des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer son voisin"

La réponse de Bayrou à Tapie

J'ai été choqué par les propos de Bernard Tapie. Ci-dessous la réponse de Bayrou :

"Les insultes proférées par M. Tapie à mon encontre (on comprend bien pourquoi) ne changeront rien aux dix affirmations suivantes, qui permettront à chacun de se faire une opinion.

1) Si M. Tapie a gain de cause, c'est le contribuable qui va payer. Le CDR (consortium de réalisation), structure destinée à liquider les actifs douteux du Crédit lyonnais, dont la quasi-totalité des activités ont cessé au 31 décembre 2006, n'a aucune autonomie financière. Son financement est assuré par l'EPFR (établissement public de financement et de restructuration), alimenté par les crédits budgétaires de l'Etat, donc par le contribuable.

2) Il n'y a pas eu de décision de justice. C'est une décision politique. La procédure d'arbitrage est une procédure privée destinée au monde des affaires. Qand les intérêts de l'Etat et du contribuable sont en jeu, c'est un principe absolu du droit que l'arbitrage est interdit; seules les juridictions instaurées par la loi sont compétentes.

3) Les principes de l'Etat de droit sont foulés aux pieds. C'est par crainte de décisions de justice défavorables à M.Tapie que le sommet de l'Etat a imposé une telle procédure d'arbitrage, sans appel possible. La seule décision favorable à M.Tapie a été cassée en des termes d'une dureté inhabituelle par la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, réunie exceptionnellement en formation plénière, sous la présidence de son premier président. Que l'Etat ait pu décider de renoncer à un tel avantage juridique et moral est sans précédent. Il faut noter qu'un autre principe général du droit est mis en cause : il ne peut y avoir de justice que contradictoire, or M. Tapie a été entendu, mais pas ses contradicteurs, ni Jean Peyrelevade qui a redressé le Crédit lyonnais, ni Jean-Pierre Aubert, président du CDR, jusqu'à la clôture de ses activités.

4) Dans la vente d'Adidas, M. Tapie n'a pas été perdant, il a été gagnant. D'ailleurs, c'est lui-même qui a fixé le prix de vente. Adidas a été acheté en 1990 avec un prêt à court terme de 1,6milliard de francs, à échéance en 1992. A cette date, l'entreprise mal gérée est en situation dramatique. Ne pouvant assurer son échéance, M. Tapie, ancien et bientôt nouveau ministre de la ville, décide alors de la vendre. Il cherche à en obtenir 2 milliards de francs mais l'acheteur (Pentland), découvrant l'étendue des dégâts, retire son offre. C'est alors que M. Tapie donne mandat à la banque de vendre l'entreprise, pour une somme d'un peu plus de 2 milliards de francs qu'il a lui-même fixée. Opération qui lui rapportera au total, si l'on en croit une expertise et une ordonnance judiciaire de l'époque, la somme de 200 millions de francs.

5) L'Etat va prendre à sa charge les dettes de M. Tapie. Contrairement à ce qui est répété en boucle, l'Etat ne va rien récupérer de ses créances. C'est lui qui va payer pour les dettes du groupe Tapie, totalement extérieures à l'affaire Adidas, et qui n'ont jamais été honorées. En particulier, le groupe de M.Tapie a depuis des années des millions de dettes fiscales et sociales vis-à-vis de l'Etat et de l'Urssaf. "Qui paye ses dettes s'enrichit." Ici, c'est l'Etat qui paye les dettes de M. Tapie et celui-ci qui s'enrichit.

6) 285 millions d'euros, c'est l'équivalent de la totalité des salaires annuels des 11000 postes d'enseignants supprimés cette année. C'est une somme tellement astronomique que le citoyen ne peut pas s'en faire une idée. Traduite en salaires d'enseignant, c'est plus de 11000 postes à l'année. Si on y adjoint les intérêts, on atteint 400millions, cela représente une somme suffisante pour effacer l'essentiel du déficit des hôpitaux publics du pays.

7) 45millions pour "préjudice moral", c'est une insulte. A l'intérieur de cette addition, les 45 millions d'euros pour "préjudice moral" (le mot ne manque pas de sel) sont une insulte pour le citoyen. Quelques comparaisons pour en prendre la mesure : cette somme est l'équivalent de 4000 années de travail au smic. Et l'indemnité moyenne pour une veuve après la mort d'un conjoint victime de l'amiante est de 45000euros, soit mille fois moins.

8) Tout était fait pour que l'affaire passe inaperçue. La décision d'arbitrage, dont le principe avait été décidé en catimini, largement orientée à l'avance par des montants d'indemnisation définis noir sur blanc, a été annoncée à un moment bien choisi : le vendredi soir ouvrant le week-end du 14 juillet à 17h30, pour que toutes les procédures soient entérinées avant le 15 août.

9) Pendant ce temps, on pressure les pauvres gens jusqu'au dernier centime. On va supprimer les allocations aux chômeurs qui refuseront un emploi trop éloigné de chez eux ou sous-payé. Je connais une jeune femme qui a été contrainte de rembourser une année de RMI parce qu'elle avait fait quelques heures de ménage sans les déclarer. Les faibles sont sans défense, mais le pouvoir enrichit avec complaisance ses affidés.

10) Le problème, ce n'est pas M. Tapie, c'est l'Etat et ceux qui sont à sa tête. Il y a toujours eu, il y aura toujours, des aventuriers qui se jouent des banques, du fisc, de la loi. Mais en principe l'Etat est là pour faire respecter les règles de droit et l'argent public. Ici, au contraire par le fait du prince, parce qu'il s'agit de soutiens ou de complices dans un certain nombre d'opérations politiques, passées, présentes ou à venir, l'Etat protège et enrichit ceux qui se moquent de sa loi. Le message est clair : sous ce régime, "qui n'est pas avec moi est contre moi", et qui est avec moi est protégé et peut sabler le champagne. L'affaire Tapie donne la mesure de l'abaissement de l'Etat."

François Bayrou, Président du MODEM

mercredi 23 juillet 2008

Insoutenable légèreté de l'être

L'homme ne vit qu'une seule fois. Il n'a donc aucun moyen de comparer sa vie avec ce qu'elle aurait été s'il avait agit autrement. Il n'a aucune chance de pouvoir corriger ses erreurs. Un choix mériterait une réelle expérience de chaque option qui se présente devant lui. Alors pourrait s'opérer le choix... en toute connaissance de cause, choisir la voie qui lui semble la meilleure.


mercredi 16 juillet 2008

La dolce vita

Aujourd'hui l'homme préfère devenir journaliste que simple écrivain. L'homme se retourne sur lui-même sans recherche d'universalité, sans ouverture. Il perd son lien vital avec la nature. Il ne la reconnait plus, prisonnier de son quotidien médiatique. Dieu est média, tout en découle, les nouveaux demi-dieux. On préfère à l'oeuvre d'une vie, la notoriété éphémère, la reconnaissance illusoire, le buzz, le film mal fait.

Les commentaires

Beaucoup de débats en ce moment sur "faut-il ou non modérer a priori, a posteriori les commentaires..." Flots de commentaires plus ou moins inutiles d'un côté, peu de commentaires constructifs de l'autre, noyés dans le déluge des mots anonymes, du cyber tagging contre-productif, des petites vacheries écrites à la va-vite, des taggeurs payés à faire que cela et on se demande pour qui ? du bruit numérique, en veux-tu ? En voilà... Certains bloggeurs exaspérés osent enfin soulever le débat du sacro-saint principe de la blogosphère.
J'ai un parti pris a priori, je fais confiance au bloggeur qui modère a priori ou a posteriori quand les commentaires n'ont pas de rapport avec le thème, n'apportent pas un point de vue différent, ou complémentaire, ne sont ni respectueux, ni constructifs.

samedi 5 juillet 2008

3 petites phrases du début de 99F...

... Et qui me font sourire.
"L'euro a été inventé pour rendre les salaires des riches six fois moins indécents"
"La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer"
"Dans le monde que je vais vous décrire, la critique est digérée, l'insolence encouragée, la délation rémunérée, la diatribe organisée"
Je relis 99F avec plaisir.

vendredi 9 mai 2008

Nouvel article sur Think Tank Watcher

Think Tank Watcher publie un nouvel article aujourd'hui, vendredi 9 mai, jour de fête de l'Europe. L'article porte sur les think tanks, l'énergie et la présidence française à l'UE :

"La présidence française du Conseil de l’Union européenne sera l’occasion d’avancer sur le difficile dossier de l’énergie. La volonté d’une politique commune dans ce domaine est partagée par l’ensemble des Etats-membres : Bâtir l’Europe de l’énergie est une nécessité pour répondre au triple défi du changement climatique, de la compétitivité et de la sécurité d’approvisionnement. Plus délicate reste la question de sa déclinaison en mesures concrètes et objectifs nationaux contraignants. Tel est l’enjeu des discussions que la France devra mener à compter du 1er juillet 2008.

Les Think Tanks français sont nombreux à s’intéresser aux questions énergétiques. De l’analyse du contexte international aux recommandations politiques, leurs récentes activités ont été focalisées sur cette thématique dans la perspective de porter une vision française crédible de l’action à entreprendre au niveau européen. Ils souhaitent saisir l’opportunité qui leur est offerte à l’occasion de la présidence française pour faire avancer leurs idées, notamment sur la question du nucléaire, objet perpétuel de divergences avec les autres Etats-membres."

jeudi 1 mai 2008

Sorrowful Songs

2 minutes 24 de Gorecki

mardi 8 avril 2008

Y a t-il corrélation entre dynamisme des Think Tanks et prise de pouvoir ?

C'est à cette question que tente de répondre Think Tank Watcher.
Tout d'abord en analysant la montée des Think Tanks conservateurs depuis les années 60, dont les idées se sont peu à peu imposées dans le champ politique et médiatique américain. Le second volet est consacré à la France. L'analyse n'est pas simple. Néanmoins, il semble que les Think Tanks de droite aient été plus actifs depuis plus d'une décennie (budget, nombre de citations dans les médias, dans les projets de lois ou rapports officiels, nombre de publications etc...), avec l'apparition de Fondapol, de la Fondation Concorde ou encore de l'Institut Montaigne, dont les moyens financiers sont plus importants que ceux de ses homologues de droite. De plus, L'Institut Montaigne bénéficie d'un formidable ancrage dans le capitalisme français et des relais efficaces dans les grands médias. A gauche, les Think Tanks historiques sont plus ou moins actifs, mais nous observons l'émergence de nouvelles "boîtes à idées" comme la Forge, par exemple, ou encore (plus prometteur ?), La Fondation Terra Nova, en cours de lancement. Toute la difficulté pour les Think Tanks de la gauche progressiste sera de passer de "Think" à "Tank", au delà des personnalités, des échéances électorales, et donc de s'inscrire dans une vraie logique d'influence. Mais, pour avoir échangé avec Olivier Ferrand, le Président de la Fondation Terra Nova, ce point semble compris et partagé par un ensemble de personnalités politiques, chercheurs, économistes, sociologues etc. de sensibilité social-démocrate.
Concernant le mouvement démocrate et sa volonté d'être une force politique majeure dans les prochaines années, il faudra véritablement investir la vie des idées. A défaut, il y a peu de chance, qu'au delà de la personnalité de François Bayrou, cette sensibilité puisse s'imposer. Parier sur un succès électoral en 2012 basé sur "une personnalité et un coup de chance", c'est sacrifier toutes les autres et toute la richesse d'une réflexion collective. Un mouvement ne peut être exclusivement ni dans la contradiction, ni dans les causes "bien pensantes", ni dans "le surf" de l'actualité. Aujourd'hui, la bipolarisation de la vie politique française est le reflet de la bipolarisation des Think Tanks français.

mercredi 19 mars 2008

Think Tank Watcher

Think Tank Watcher est une veille de premier niveau sur les principaux think tanks internationaux, français, européens et américains : Observation des tendances, description des acteurs, de leur positionnement et de leur actualité. Le format est simple, un blog et des publications périodiques, relativement courtes sur divers thèmes : Les Think Tanks et la présidentielle américaine, l'Europe ou les enjeux nationaux. Sur quels thèmes et avec quels moyens ces acteurs incontournables de la société civiles influencent-ils le champ politique, culturel, médiatique, sociétal ? Le blog est édité par mon cabinet RCA. Voir la petite note "Ma vie en narcisse" de Luc Mandret, autre acteur incontournable, mais de la blogosphère cette fois-ci.

lundi 10 mars 2008

J'ai voté pour Medvedev !


Les russes ont élu à plus de 70% leur nouveau Président. Il s'appelle Dmitri Medvedev, ce qui veut dire "ours" en russe et j'ai voté pour lui. Enfin, pas tout à fait mais c'est tout comme. En Russie, les sondages ne se trompent jamais. Les sondeurs ont annoncé dans les médias 70% depuis plusieurs mois, Medvedev a obtenu 70,23% des voix. Belle performance. La Russie a officiellement respecté les usages de la démocratie. Le vote a eu lieu avec un fort taux de participation : 70%, c'est bien. C'est un beau taux et c'est un peu la loi des séries. Pourtant, beaucoup de russes n'ont pas été voter autour de nous ... les jeunes, les vieux, les communistes, les pro poutine, les autres, au moins 7 sur 10 ! Bien entendu, cela ne reflète pas la réalité. Les russes ressentent comme un petit malaise. Il y a comme un arrière goût de supercherie. A la télévision, dans une émission grand public, les russes rient aux éclats et se moquent des élections : Un personnage irréel, sorti d'un conte pour enfant, un peu comme "le chat botté" entre sur scène en pleine émission. L'animateur étonné lui demande ce qu'il fait là. Il répond qu'il est là. Alors l'animateur s'interroge et lui demande s'il va voter pour les élections et pour quel candidat ? Le personnage irréel sorti d'un conte de fée répond qu'il votera bien entendu pour "Bogdanov". L'animateur lui demande pourquoi et le personnage irréel lui répond "parce qu'entre personnages irréels, on se soutient !"
Voilà, Le Monde aurait dû résumer les élections ainsi. Une grande farce passive, un grand rire sans éclat, mais certainement pas une manifestation. Les russes ne se révoltent pas. Ils s’adaptent, c’est leur nature. Nous sommes passés dans la rue le lendemain des élections. En effet, on pouvait apercevoir quelques dizaines de russes sur une place, immobiles. Mais cette photo à la Une du Monde ne reflète en rien la réalité de la Russie et de son état d'esprit.
Sur la petite route enneigée, le 2 mars 2008, nous sommes allés voter. Il y avait peu de monde, néanmoins, on pouvait reconnaître quelques visages du quartier, et puis, cette petite ballade est un petit évènement, l'occasion de se revoir et d'échanger. Il tombait une pluie glacée comme Moscou sait la faire. A l'entrée de l'école, deux hommes en uniforme qui ne contrôlent pas grand chose et un guide en costume qui oriente les électeurs vers le bon guichet… On s'enregistre, on montre patte blanche, une carte d'identité (russe de préférence), puis on vous remet une feuille A4 avec tous les noms des candidats à rayer, à conserver, ... à oublier. Puis une autre feuille pour le parlement. Tous, presque, appartiennent au parti de Poutine, les autres sont de pâles figures d'une opposition organisée. On peut lire "Guennadi Ziouganov", profession : opposant professionnel, un statut très convoité. Alors on choisit. J'ai beaucoup influencé le vote, j'accompagnais quelques amis. Devant l'urne, rien. Pas d'enveloppe. Pas de "à voter". Personne autour des urnes. Elles sont là, vides de sens. Une petite fente attend le papier glacé. La petite feuille A4 bien pliée, la seconde. Rien n'empêcherait d'y mettre quelques photocopies, plusieurs A4 bien disposées, d'ailleurs personne ne s'intéresse aux urnes, ici, voter est un simulacre et tout le monde se moque.
Mais ne vous trompez pas... Les russes ne détestent pas Poutine. Ils comprennent et s'amusent, rient aux éclats. Ils ne le détestent pas, l’aiment bien un peu, beaucoup, en sont fiers souvent (la Grande Russie). Disons que ça les énerve alors ils tournent cette histoire en dérision. On leur permet de rire d'ailleurs, à pleines dents de cette farce. Ils ont au moins ce droit. Rire. Pour le reste, la vie est un long fleuve tranquille. La pluie glacée tombe sur des russes résignés, qui répètent inlassablement : « Golossouille nié golossouille, vsio, ravno poloutchich kouille » avec le bras d’honneur qui va avec… Mais je peux difficilement traduire sans être grossier, disons que c’est un sentiment de profonde résignation. L'élection est une forme de non évènement pour le peuple slave qui vit sa rupture avec le pouvoir comme une condition difficile, immuable et acceptée.

samedi 16 février 2008

USHAHIDI au Kenyan


USHAHIDI : Des blogueurs Kenyans ont créé une plate-forme pour informer la population des incidents en temps réel, des émeutes et des crimes qui ont lieu dans tout le pays.
Il est possible de poster une information depuis un SMS "Send your SMS to 6007 on your phone". Un google map permet de localiser les évènements. Chaque donnée publiée est normalement vérifiée par des relais locaux (ONG). Dans le cas contraire, les blogueurs le mentionnent. Voir aussi le blog.

vendredi 15 février 2008

Plume de Presse, Blog suspendu

C'est un peu triste, de voir des initiatives ainsi suspendues. Quand on veut faire bien les choses, cela demande du temps. Un vrai travail de blogueur implique des "recoupements", de la veille et l'écriture bien entendu... Et ce travail de fond n'est pas le mieux rémunéré. Les marques et les internautes préfèrent en général les buzz et le zapping numérique.
Il faudrait créer la Fondation des Blogueurs de France, en charge de financer et de soutenir l'expression citoyenne. Cette Fondation trouverait ses fonds à la fois auprès des citoyens et des entrepreneurs (détenant moins de 1% du budget annuel de la Fondation). En attendant, Plume de Presse d'Olivier Bonnet fait une pose.

vendredi 18 janvier 2008

Six35, 2ème volet

Quelques liens sur Six35 ->
France Info
Le Monde
01Net

Premier JT interactif avec une diffusion sur :
Agorax Vox
Le Post
Et plusieurs blogs citoyens...

"Six35", le JT du web du 17 janvier
"Après un lancement réussi la semaine dernière (plus de 170.000 vues, dont près de la moitié sur Le Post.fr) , le journal du Web, hors des sentiers battus et des médias officiels, revient pour une seconde édition. Au programme de ce "Six35": l'avenir de la construction européenne, au-delà de la ratification du traité de Lisbonne, les soldes, et les élections municipales." Six35 avec Magali Lacroze, Nicolas Voisin, Pierre Abruzzini et David Réguer (entre autres).

Rendez-vous le 24 ! 18h35

samedi 12 janvier 2008

Blog pas qui veut

Wael Abbas, blogger de 33 ans, a diffusé une vidéo montrant les violences policières subies par un jeune égyptien. Scandale. Les médias traditionnels ont fait l'écho de cette affaire et on apprend que "la correspondante de la chaîne Al Jazzera Huaida Taha s’est vue signifier sa mise en examen par les services de sûreté de l’Etat suite au reportage qu’elle préparait sur ce sujet" d'après Tunisia Watch.
Le petit journal revient aussi sur cette affaire, interview du jeune Abbas à l'appui : On apprend que Youtube aurait supprimé le compte du blogger avant de le rétablir, mais sans y remettre toutes les vidéos déjà publiées : 4 suppressions pour être exact. "En les supprimant, YouTube coupait tous ces liens. Il leur arrive de retirer une vidéo, suite à des plaintes, mais ils préviennent. Dans mon cas, ils ont agi soudainement, sans mise en garde." précise Wael Abbas.
Après Google en Chine, Youtube en Egypte... Les portails 2.0 qui, a priori, se positionnent sur le créneau de la "liberté d'expression", ne résistent pas aux réalités économiques de la géopolitique.
Rappelons les mauvais chiffres de Reporters sans frontière en 2007 :
- 86 journalistes tués
- 20 collaborateurs des médias tués
- 887 journalistes interpellés
- 67 enlevés
- 1511 agressés ou menacés
- 528 médias censurés

Et concernant Internet :
- 37 blogueurs interpellés
- 21 agressés
- 2676 sites fermés ou suspendus

dimanche 6 janvier 2008

Six35, le JT du Web de 18h35 : lancement !


18h35 devient donc six35 pour éviter quelques aléas inutiles. La première est pour le 10 janvier 2008 !! Et comme je suis partie prenante du projet, en particulier sur le volet veille, je vous tiendrais au courant de l'évolution de ce projet innovant : "Un JT participatif, alternatif, gratuit, citoyen, politique" avec Magali Lacroze. Mes partenaires sur six35 sont Nicolas Voisin, Pierre Abruzzini et Franz Vasseur.

jeudi 3 janvier 2008

Une ville accessible à tous


Le projet Barcelone Accessible a été lancé en 2005. Des personnes à mobilité réduite, munies de mobiles, ont sillonné la ville afin d'identifier les lieux qui leur sont inaccessibles. Les clichés, pris pendant cette opération, ont permis de dresser une cartographie des obstacles et lieux inaccessibles aux handicapés. Barcelone Accessible a remporté l’un des grands prix du festival d’art numérique international Ars Electronica. C'était en 2005... Avec le Web 2.0, de nouvelles possibilités existent, pour d'une part identifier les lieux inaccessibles, d'autre part fournir aux politiques les données nécessaires à la mise oeuvre de leurs programmes d'urbanisme favorisant le développement d'une "ville pour tous".
Lors d'un café politique, j'avais discuté avec un handicapé moteur, il m'a dit que des sites de partage de connaissance commençaient à émerger, mais seulement au sein de la communauté des handicapés, afin d'échanger "les bons filons" pour se rendre facilement à un endroit de la ville. Bien entendu, c'est essentiel. Les nouvelles technologies permettent d'aller beaucoup plus loin.
Le diagnostic ne suffit plus. Il doit être suivi d'actions concrètes en faveur des personnes à mobilité réduite : Créer des sites participatifs-wiki pour les handicapés dans les différentes villes, leur donner les moyens de partager leurs expériences sur l'accessibilité (wiki, partage de vidéos, de photos, geolocalisation...) et constituer une base de données à destination des élus, des entreprises et de tous les acteurs impliqués dans l'urbanisme, la construction, l'habitation, l'aménagement du territoire... De vrais outils de pilotage et de suivi. Mais faut-il attendre les élus pour cela ? Ou créer ses propres outils pour partager, diagnostiquer et alerter l'opinion, faire pression le cas échéant... En espérant qu'un jour... Joseph n'est plus à vivre ça, un quotidien inaccessible.